Cartes de risque

Les zones à risque de collision des grands oiseaux avec les infrastructures aériennes sont prédites à l’aide d’un « risque relatif », dont les détails de calculs sont à retrouver dans le manuscrit de thèse d’A. Hemery, dans la rubrique Documentation. « Relatif » signifie qu’un secteur est plus (ou moins) à risque que les secteurs environnants.

Du fait de cet aspect relatif, et pour une meilleure interprétation visuelle des cartes, nous avons choisi de regrouper les mailles de 250 m x 250 m (qui constituent les pixels des rasters correspondant) selon les quantiles à 10 %. Cela signifie que le premier groupe de pixels corresponds aux 10 % de mailles de la carte présentant le plus faible risque de collision, pour l’espèce considérée et l’emprise géographique de la carte. De même, le dernier groupe de pixels correspond aux 10 % de mailles de la carte présentant le plus fort risque de collision. Les regroupements de pixels dépendent donc de l’emprise géographique retenue pour la carte. Le gradient de couleurs est adapté à ces regroupements, avec une couleur pour chaque classe de 10 %.

L’outil cartographique à l’échelle nationale représente le risque relatif à l’échelle de la population française de chaque espèce, donc avec le gradient de couleur adapté à l’aire de répartition de ces espèces. En zoomant sur ces cartes, le gradient de couleurs n’est pas recalculé et le risque de collision reste donc « relatif à l’aire de répartition ». Cette échelle est plutôt adaptée à des réflexions en termes de planification à large échelle.

L’outil cartographique à l’échelle locale permet de recalculer le gradient de couleurs pour l’adapter à l’emprise géographique d’intérêt. Cela permet de mieux afficher les contrastes et ainsi d’aider à la recherche d’emplacement précis pour les infrastructures en visualisant à fine échelle (compatible avec l’écologie de l’espèce considérée) les secteurs les plus à risque de collision qu’il faudrait alors éviter (et respectivement les moins à risque qui pourraient ainsi être privilégiés) pour implanter de nouvelles infrastructures aériennes.

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